Les Etats perties prennent toutes,
les mesures appropritées pour éliminer la discrimination a l'égard de femmes ...
en ce qui concerne l'éducation de toute conception stérétypée des roles de l'bomme et de la femme...
en particulier, en revisant et en adaptant les métbodes pédagogiques

Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination a l'égard des femmes, ONU.1981

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C'est un papa... De Rascal et Louis Joos

Dans ce livre (et le fait est rare !) on parle d’amour aux enfants. C’est l’histoire de Papa ours qui, comme tous les deuxièmes week-ends, attend ses enfants dans la maison où il vit seul. Il les attend trépidant. Inquiet aussi : il nettoie, prépare les jouets, gonfle les pneus des bicyclettes… Il se regarde dans la glace, fait quelques mouvements de gymnastique… vont-ils le trouver laid, vieilli ? Il met tout en ordre, nettoie, attend impatient. Il sait que le temps passe vite pour les enfants, qu’ils changent, qu’ils oublient. Et il sait que c’est peu un week-end pour rattraper les retards, apprendre leurs nouveaux mots, rétablir l’intimité.

Dans la maison de papa ours (dont les enfants entendent dire que c’est un monstre) il y aura, pendant deux jours, des rires, du bruit et du désordre. La poupée, les puzzles, les peintures vont ressortir des tiroirs. Papa ours n’aura pas le temps, ne trouvera pas le bon moment, pour leur parler de son nouvel amour, Anita. Anita qui lui a fait retrouver le printemps…
Papa ours a peur de faire les mauvais choix, de les ennuyer, de les décevoir.
Il compte les minutes (encore quinze !) et ponctuelle, la voiture qui emmène les enfants s’arrête, puis repart : maman ours n’est pas descendue, on n’a rien à dire à un “monstre d’ours“ qui a eu la lâcheté (le courage ?) de quitter son ourse et ses oursons. Il regarde le billet qui, d’une écriture qu’il connaît bien, celle des mots tendres de jadis, lui transmet sèchement des consignes (pas de fraises ni de framboises à Fanny, réviser la table de trois avec Paul). Comme s’il ne s’agissait pas de ses enfants.

Pourtant ils se sont aimés, elle a voulu avoir des enfants de lui… Le bonheur passe vite, l’amour finit.
Papa ours joue avec ses enfants. Comme avant… Comme avant ?
Il cuisine, ils regardent ensemble la nuit étoilée et les enfants s’endorment dans ses bras. Il est heureux, se sent vivant. Il leur dit, tout bas pour ne pas les réveiller, qu’il est là, qu’il ne les a jamais quittés.
C’est demain qu’ils rencontreront Anita. Elle sait tout de Fanny et Paul, il lui en a tellement parlé !
Et puis, à six heures pile, la voiture s’arrêtera, maman ours attendra sans se montrer, les enfants partiront oubliant des choses, l’embrassant un peu distraitement, déjà ailleurs…

C’est trop peu, un week-end sur deux pour les suivre, apprendre leurs nouveaux jeux, leur parler d’amour.
Leur parler d’amour. De celui qu’il a pour eux, qui est énorme et ne changera pas, de l’autre, celui qui finit, celui qu’il ressent pour Anita.
Ce joli livre le fait à sa place.

AT.

www.ducotedesfilles.org